Le cigare

Le cigare


                                                         Les cigares  dominicains


   Le cigare ou du moins sa culture est incontournable en République Dominicaine. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la Rép Dom est premier producteur de cigares devant Cuba et ce malgré le fait que la plupart des cigares portent un nom cubain (surement une stratégie markéting pour mieux vendre et surtout rassurer ou plutôt "mentir" aux consommateurs sur l'origine du produit et leur aire croire qu'il fume un "fameux" cigare cubain).

La fabrication du cigare est un art ancéstral qui ne varie pas et qui se compose de différentes étapes, toujours les mêmes. Les meilleurs cigares sont bien sûr "hecho a mano".

Je vous joins une explication de la fabrication en trois parties puis les photos que nous avons prises avec les enfants dans une fabrique que nous avons visitée.

LA CULTURE DU TABAC


La fabrication d'un bon cigare est tout à fait comparable à celle d'un bon vin. La qualité d'un vin dépendra du cépage, de la nature du sol, des soins prodigués au vignoble et des conditions climatiques, année après année. Elle dépendra également des procédés de fermentation et de l'habilité du vigneron.

Pareillement, la saveur d'un cigare dépendra du choix des feuilles de tabac, de l'attention apportée aux plants, de leurs temps de maturation, de la bonification et, enfin de la compétence du fabricant. Ainsi,on sort les semis des pépinières à partir d'octobre pour les repiquer en pleine terre. La récolte commencera quate mois plus tard. La majorité des plants poussent sous le soleil et on les dépouille de leurs fleurs aussitôt qu'elles apparaissent, afin de favoriser la croissance des feuilles. En revanche, les plants destinés à produire des feuilles de cape pour les meilleurs cigares sont élevés sous de grands voiles de mousseline. Les feuilles peuvent alors rester lisses et ne pas devenir trop huileuses.

Lors de la récolte, les feuilles sont prélevées à la main. La plante comporte six étages distinct. La cueillette s'effectue de bas en haut, en suivant ces différents paliers, soit en six étapes dont chacune dure environ une semaine. Schématiquement, les feuilles les plus basses sont les plus pauvres, celles du centre serviront pour la cape, et les plus hautes, ou corona, sont les plus riches en goût.

En fonction du mélange particulier de ces feuilles, on obtiendra un cigare doux, corsé ou de force moyenne.
La culture  du tabac à cigare

Culture du  tabac
Attachées deux par deux, les feuilles sont disposées à cheval sur des perches horizontales, dans des hangars de séchage où la chaleur, l'humidité et l'aération sont rigoureusement contrôlées.

En fonction de la provenance et de la destination de ces feuilles, elles sécheront trois semaines à deux mois. Elles seront ensuite triées, réhydratées, puis mises en ballots pour une première fermentation de plusieurs semaines. Puis, on les triera encore suivant leur usage futur comme tripe, cape ou sous-cape, et suivant leur couleur, leur taille et leur qualité. Elles subiront alors une seconde fermentation, avant d'être expédiées vers les manufactures, condionnées en balles ou en tonneaux de bois.

Une troisième fermentation aura enfin lieu en fabrique, où les feuilles seront successivement aérées, humidifiées, puis de nouveau empilées. Ce processus de bonification, plusieurs fois répété, durera au moins un an, et il pourra se prolonger au-delà de dix ans dans la cas des plus grands tabacs. Et c'est tout le temps nécessité par cette préparation minutieuse et savante qui justifiera le prix élevé d'un cigare digne de ce nom !







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