le cigare (suite)

 

 

LES FEUILLES DU CIGARE


Un cigare fabriqué à la main se compose de trois parties bien différents : la cape, la sous-cape et le tripe. Chacune d'elles joue un rôle spécifique dans ses caractéristiques. Les feuilles sélectionnées pour chacune de ces trois parties sont d'abord écotées, c'est-à-dire débarassées de leur nervure centrale.

La cape, qui en constitue la partie la plus coûteuse, forme l'enveloppe extérieur du cigare. Elle doit être faite d'une feuille à l'arôme subtil, lisse, modérément huileuse, et assez souple pour offrir une apparence égale à l'oeil. La sous-cape maintient les feuilles de la tripe et donne au cigare sa fermeté. Elle est faite d'une feuille robuste, enroulée en diagonale dans le sens inverse de celle de la cape.

Quant aux feuilles de tripe, elles sont pliées en accordéon et pressées dans la paume de la main sur toute la longueur. Le plus souvent, la tripe est constituée de trois sortes de feuilles : au centre, un tabac foncé et très parfumé, qui se consume lentement ; puis un tabac plus clair et plus léger ; enfin, des feuilles provenant de la partie inférieure des plants, qui sont choisies pour leur bonne qualité de combustion. Le goût et la force du cigare dépendent essentiellement des proportions choisies pour le mélange de la tripe, que les cigariers expérimentés s'appliquent à reproduire fidèlement pour chaque module de chaque marque.

C'est en effet à ce prix, résultat d'une tradition séculaire, que les grandes marques ont pu maintenir leur niveau de qualité et justifier leur réputation auprès des amateurs


 

 


tabac